Transports, Infrastructures & Mobilité

Transition énergétique


Le GNL comme solution


Présentées le 6 décembre 2017 à Paris, les propositions de l’Association française du gaz sont globalement peu gourmandes en dépenses publiques. Elles s’appuient pour l’essentiel sur des investissements privés et des mesures fiscales. Dans le transport routier de marchandises, son président Patrick Corbin plaide pour « le maintien garanti, sur une durée d’au moins 5 ans, de l’écart fiscal entre le gaz et les carburants traditionnels ». L’industrie gazière appelle également le Parlement à adopter les amendements à la LFI 2018 en faveur d’un dispositif de suramortissement à 40 % pour les poids lourds, et ne pas soumettre les gaz renouvelables à la fiscalité carbone. Pour le maritime, l’AFG réclame l’application sans attendre de la mesure 18 du Comité Interministériel de la Mer présentée le 17 novembre à Brest (voir p…) : « L’Etat (…) accompagne les acteurs portuaires, maritimes et industriels dans la réalisation de projets d’installations fixes ou mobiles de GNL, et poursuit les travaux d’adaptation de la réglementation portuaire afin de faciliter le soutage GNL dans des conditions sûres et économiquement viables dans les ports ». Des aides financières sont également suggérées pour compenser le surcoût des navires GNL, évalué à 15 %, et accompagner le déploiement d’infrastructures dans les ports maritimes et intérieurs. L’équipement de motorisations fluviales GNL suppose aussi une évolution réglementaire l’autorisant (lire aussi p. 48).
Pour le financement public de ces mesures, l’AFG suggère d’y affecter une partie des investissements d’avenir. Selon l’Association, la France pourrait réduire de 40 % son empreinte carbone d’ici 2030 par une politique en faveur du biométhane et du gaz carburant dans les transports routiers, maritimes et fluviaux.
E.D.

Photo Patrick Corbin (© AFG).


 
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Table-ronde finale des 9èmes Rencontres du Cerema (17/11/2017).
Yann Mongaburu 
(3ème à partir de la gauche) - Bernard Jullien (5ème).

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