Transports, Infrastructures & Mobilité

Sécurité


Vol AF 447 Rio-Paris : le SNPL débouté


Le crash du vol 447 Rio-Paris, survenu le 1er juin 2009, connaît, près de dix ans après, un ultime rebondissement. Le 23 octobre dernier, la Cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu rendu en première instance en faveur du pilote et expert en sécurité aérienne, Jean-Pierre Otelli, aux dépens du syndicat des pilotes (SNPL). Dans « Erreurs de Pilotage », celui-ci démontrait, à partir des données des boîtes noires (retrouvées le 16 mai 2011 dans l’Atlantique), que l’accident avait été provoqué par une succession d’erreurs commises par l’un des deux co-pilotes alors aux commandes de l’appareil. A la parution de l’ouvrage, le SNPL avait lancé une première procédure en « diffamation ». Débouté, il avait décidé alors d’attaquer pour « violation du secret de l’instruction et du secret professionnel ». Selon, la Cour d’appel, Jean-Pierre Otelli s’était « exprimé de bonne foi sur la base de faits exacts », les « informations recueillies étaient cohérentes avec le déroulement de l’accident » et l’atteinte portée à la prétendue vie privée des pilotes dans le cockpit devait « s’effacer devant la contribution à l’information du public sur une question d’intérêt général comme la sécurité aérienne ».

Facteur humain
Comme il le fait dans chaque « Erreurs de Pilotage », une série d’ouvrages dont chacun revient en détail sur cinq ou six accidents aériens (le tome 12 est sorti récemment), l’expert, pilote chevronné, leader de patrouille aérienne, analyse leur déroulement en détail.. A propos du Rio-Paris (paru dans le tome 5, en octobre 2011), Philippe Blanchetier, avocat de Jean-Pierre Otelli et des éditions Altipresse, a estimé que « le public a le droit absolu d’être informé des éléments d’un crash comme celui du vol 447 (….). Ce qui se passe dans un cockpit avant une catastrophe aérienne ne peut plus faire l’objet d’une omerta de la part de la corporation des pilotes de ligne qui doivent rendre des comptes, en toute transparence, comme tous les citoyens ». Les analyses d’accidents aériens réalisées par Jean-Pierre Otelli et qui portent sur toutes les compagnies et tous les types d’appareils, montrent que le facteur humain en reste, et de loin, la première cause : mauvaise formation, fatigue, stress, analyse erronée de la situation, absence de dialogue entre les pilotes ou entre eux et le contrôle aérien, etc

J.-C. P.


 
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