Transports, Infrastructures & Mobilité

Nouvelles énergies


Hydrogène décarboné pour écosystèmes industrialo-logistiques


La France a présenté le 8 septembre dernier sa stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné. D’ici 2030, 7 Md€ dont 2 Md€ issus du plan France Relance seront investis pour la mettre en œuvre.



Sur la période 2020-2023, 3,4 Md€ seront ainsi répartis entre ses trois priorités : décarboner l’industrie (54 %), développer la mobilité professionnelle lourde (27 %), soutenir la recherche et la formation (19 %). Tous les modes sont concernés par la deuxième priorité : la route avec les poids lourds pour le fret, les bus et cars pour les passagers et les bennes à ordures ménagères (BOM) par exemple, le fluvial, le maritime, le ferroviaire dans les zones non électrifiées et même l’aérien. Alstom pour le ferroviaire développe déjà des rames à hydrogène qui sont opérationnelles en Allemagne depuis deux ans, tandis que Airbus a dévoilé sa stratégie hydrogène le 21 septembre dernier. Elle prévoit la conception d’un avion commercial propulsé par cette énergie d’ici 2035. En l’état, trois projets sont à l’étude : un avion de deux-cents places avec un rayon d’action de 3 500 km (le Turbofan), un avion à hélices de cent places pour des trajets court et moyen courriers (le Turboprop) et une « aile volante » proposant deux-cents places (Blended Wing Body). Comparé ou complémentaire aux systèmes à batteries dont l’emploi est limité, l’hydrogène dans les transports lourds offre une capacité de stockage augmentant l’autonomie des véhicules. Produit par électrolyse à partir d’électricité décarbonée ou renouvelable, l’hydrogène contribuera à atteindre la neutralité carbone dans les transports à l’horizon 2050 fixée par la stratégie nationale bas-carbone.



BPI France, la Banque des Territoires et l’ADEME seront à la manœuvre pour attribuer les 7 Md€ publics alloués à la stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné. En termes de mobilité, les appels à projets lancés ou à venir ne cibleront pas un mode en particulier mais serviront à stimuler des écosystèmes « recherches-production-consommation » autour de l’hydrogène. Les deux premiers par exemple, où chaque mode peut candidater, visent à créer des briques technologiques et sources d’enseignements ainsi que des hubs territoriaux d’hydrogène.
Pour France Hydrogène (ex AFHYPAC), les zones industrialo-portuaires ou aéroportuaires et les plates-formes logistiques multimodales sont présentées comme des lieux privilégiés pour accueillir ces écosystèmes.



Erick Demangeon


 
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