Transports, Infrastructures & Mobilité

Transition énergétique


L’IFPEN : accélération de la transition énergétique


D’ici 2023, l’IFPEN bousculera le calendrier de l’électromobilité à batteries ou à pile à combustible avec la commercialisation de ses biocarburants de seconde génération Futurol et BioTFuel. À cela s’ajoutent les premiers tests de ses camions à moteur thermique à hydrogène.


Alors que le parc routier électromobile, qui compte aujourd’hui 9,5 millions de véhicules électriques, attendra 2040 pour compenser les 1 400 millions de véhicules thermiques circulant dans le monde, les biocarburants de seconde génération et le moteur à combustion à hydrogène de l’IFPEN entrent sur le marché automobile. Commercialisé par sa filiale Axens, son bioéthanol Futurol pour moteur à essence a trouvé fin 2020 son premier client avec la société croate INA. D’ici 2023, INA construira une usine qui produira 55 000 tonnes de ce combustible par an. Fin 2021, c’est le BioTfuel, biocarburant se substituant au diesel des véhicules routiers et au kérosène des avions, qui sera mis sur le marché. Comme le Futurol, le BioTFuel verdit les moteurs thermiques en réduisant leurs émissions de GES de 85 à 90 % du champ à la roue, les rendant « plus performants que les véhicules électriques dans beaucoup de pays », souligne Pierre-Franck Chevet, P.-D.G. de l’IFPEN.


Avec le projet Eagle (qui inclut Renault, Vitesco Technologies, FEV, Saint-Gobain et des universités), l’IFPEN développe un système de combustion à haut rendement pour moteur à essence qui, par ajout d’hydrogène, abaisse les émissions de CO2 d’un Renault E-Tech hybride rechargeable à 50 g/km. Réduisant aussi les NOx, ce système sera prêt pour la norme Euro 7 de 2025. En ce qui concerne les véhicules lourds, le Carnot IFPEN Transports Énergie met au point depuis 2019 un moteur à combustion d’hydrogène.


 


Fonctionnant avec un gaz moins pur et moins cher que celui exigé par une pile à combustible, ce moteur thermique affiche aussi un meilleur rendement. En 2021, l’IFPEN espère affranchir son moteur des systèmes de post-traitement des gaz. D’innovants prototypes de camions intégrant un moteur à combustion hydrogène circuleront en 2023. Reste à convaincre les constructeurs européens d’en acheter les procédés.


Michel Grinand 


Photo : En développant un moteur à combustion à hydrogène, l'IFPEN contribuera à verdir les poids lourds, mais aussi les trains, les navires et les péniches thermiques. © Communiqué de presse IFPEN


 
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