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La commande de 80 avions Rafale par les Émirats générera des milliers d’emplois


La commande de 80 avions Rafale par les Émirats arabes unis, livrables par Dassault Aviation, son constructeur, entre 2027 et 2031, est symbolique à plus d’un titre. Non seulement les négociations entre les deux parties auront duré treize ans, mais c’est aussi la plus importante commande jamais signée par le groupe français pour son avion de combat, dont le premier vol remonte à 1991 et la mise en service à 2001-2002. Par ailleurs, elle porte le carnet de commandes du Rafale à 404 appareils, dont 212 pour l’exportation (et 192 pour l’armée française) sachant que l’aéronef n’a reçu sa première commande étrangère qu’en 2015. Depuis, le Rafale n’a cessé de se vendre à l’étranger : Égypte, Qatar, Inde, Grèce, Croatie et donc, désormais, les Émirats.


Surtout, cette commande va générer dans l’Hexagone des milliers d’emplois. En effet, la construction d’un exemplaire, composé de 300 000 pièces produites à 90 % en France, génère 7 000 emplois chez l’avionneur, Thales et Safran, et les quelque 400 entreprises associées au programme pour une cadence de production d’un appareil par mois. La commande des Émirats arabes unis, officialisée le 3 décembre 2021, va nécessiter, selon le constructeur, le doublement ou le triplement des cadences.


 


Longtemps boudé par les armées étrangères, le Rafale, avion multirôle, a attendu plus d’une quinzaine d’années pour s’imposer sur la scène internationale. Son efficacité lors de récents conflits a convaincu de nombreux pays de se doter de cet appareil dont le standard F4, lancé en janvier 2019, doit arriver dans les armées en 2024.


Jean-Claude Pennec


 


© Dassault Aviation


 
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