Transports, Infrastructures & Mobilité

Infrastructures


La Société du Grand Paris dérange les acteurs de l’ingénierie


SGP Développement : c’est le nom de la filiale d’ingénierie dont l’établissement public a voté la création mi-mai, signifiant l’arrivée d’un nouvel acteur 100 % public sur le marché axé sur les infrastructures de transport. De quoi déstabiliser potentiellement des protagonistes comme Systra, Egis, Setec, Ingérop ou encore Artelia, voire SNCF Réseau, qui s’interrogent. La filiale sera « compétente pour conduire des études en vue de la réalisation d’autres projets d’infrastructures, soit d’extensions potentielles du Grand Paris Express, soit sur des projets se situant au-delà de la maîtrise d’ouvrage du GPE », indique sa maison mère. Ayant conscience de marcher sur des œufs, la SGP, présidée par Jean-François Monteils, esquisse prudemment une seconde étape. « Par la suite, la Société́ du Grand Paris pourrait se voir confier la maîtrise d’ouvrage travaux des projets dont elle aurait conduit les études préalables », précise-t-elle. Mais cet objectif encouragé sur le principe par l’ex-Premier ministre Jean Castex requiert une modification législative des statuts de l’établissement public. Ce qui laisse du temps au secteur de l’ingénierie pour tenter de déjouer les plans de la SGP.


La raison de cette diversification est simple. Pour le Grand Paris Express, le pic d’activité en matière d’études sera atteint avant celui du chantier. La SGP anticipe donc la façon d’occuper ses ingénieurs. D’autant que pour faciliter le pilotage du projet, elle en a récemment embauché des dizaines qui travaillaient jusqu’ici pour ses assistants à maître d’ouvrage.


Marc Fressoz 


© SGP - logo


 
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